Souldia pense le rap comme on aiguise un couteau. C’est avec une plume d’une dangereuse
précision et une verve tout aussi tranchante qu’il impose sa présence charismatique sur la
scène québécoise depuis vingt ans.
La sortie d’un premier album solo — «Art Kontrol» —, en 2009, génère un effet monstre et
l’ouragan Souldia s’abat quasi instantanément sur le Québec.
Fort des albums «Double
tranchant» (2011) avec le rappeur Saye, «Les origines du mal» (2012) et «Krime Grave»
(2014), «Amsterdam», fruit d’une collaboration mémorable avec Rymz (2016), «Sacrifice»
(2016), «Ad Vitam Aeternam» (2017), «Survivant» (2018), «Backstage» (2020), «Silence
radio» (2020), «OFF» (2020) en collaboration avec Tizzo, «Dixque d’art» (2021), «Dixque d’art»
(2021), «Non-Conventionnel» (2023), «Portrait Robot» (2024) album collaboratif avec Lost et
«Nouvelle vie» (2024), le prolifique rappeur s’illustre aujourd’hui comme un incontournable du
rap au Québec. Dixque d’art sera consacré album rap de l’année au Gala de l’ADISQ 2022.
Habitué du haut des palmarès des ventes de disque de la province, il cumule les concerts à
guichet fermé et les nominations («Album de l’année – Rap» et «Album de l’année – Meilleur
vendeur» au Gala de l’ADISQ et «Album de l’année – Rap» au GAMIQ).
Avec, à ce jour, plus
300 000 abonnés sur les réseaux sociaux, 280 millions d’écoutes cumulées en carrière et plus de
224 millions de vues cumulatives sur YouTube, Souldia brasse la cage collective et fédère,
vraisemblablement.
Mouton noir assumé, il a su se créer une marge à son image où évoluer. En
cours de route sinueuse, l’irréductible artiste de Limoilou n’a jamais forcé les choses; c’est plutôt
à son instinct et à son crayon coupe-gorge qu’il s’est fié jusqu’ici. Les chiffres grandissants et
l’abondance de gens qui le soutiennent lui donnent raison.
